Compte-rendu de la réunion qui s’est tenue le dimanche 21 octobre 2007 au hangar de l’association à Corbarieu
et à laquelle ont assisté 93 personnes.
Ordre du jour :
Le conflit armé qui a lieu actuellement dans la région d’Agadez ne nous permet pas de définir à quel moment nous pourrons nous rendre à nouveau sur place. Cette nouvelle situation nous amène à adapter l’organisation de nos actions 2007-2008. Cette réunion a donc été organisée afin de vous informer de ces changements, d’entendre votre point de vue et de débattre autour de cette situation exceptionnelle qui entraîne des modifications dans les engagements que nous nous étions fixés.

Philippe GRYN remercie toutes les personnes d’être venues et est heureux de constater que malgré cette situation particulière, les membres répondent toujours présents, certains venant même de très loin. Il souligne que cette forte présence montre qu’aujourd’hui on sait se mobiliser autour de nos actions et non pas seulement autour de l’organisation d’un convoi.

Le bureau a estimé important d’organiser cette réunion afin de vous informer des modifications que nous avons été amenés à prendre, concernant le déroulement de certains de nos projets compte-tenu de la situation d’insécurité qui règne actuellement dans la région d’AGADEZ.

Nous sommes tous plus ou moins informés de la situation mais sûrement à des degrés différents, nous pensons donc qu’il est nécessaire en préambule à cette réunion de rappeler le contexte.
En février 2007 un mouvement de rébellion à pris naissance dans le massif de l’Aïr; il se présente sous le nom de Mouvement Nigérien pour la Justice (MNJ).
Les autorités nigériennes refusent de lui reconnaître toute légitimité et de cette situation est né un conflit armé.
Au vu de l’insécurité qui règne dans la région et n’ayant pas les compétences pour intervenir dans de telles circonstances, nous avons décidé de suspendre tout déplacement de nos bénévoles dans les zones en conflit.
Philippe GRYN rappelle, pour ceux qui connaissent AGADEZ, qu’un camion de commerçant a sauté sur une mine, il y a environ un mois, à 5km au Nord d’ARIWAN’OUL (maison mise à disposition de l’association).
Après nous être rapprochés des autorités locales et de l’ambassade de France à NIAMEY, il nous a été signifié qu’aucune autorisation n’est délivrée actuellement pour se rendre dans cette région.


Dans ce contexte, notre premier objectif aujourd’hui est de faire perdurer toutes les actions déjà engagées en y apportant des aménagements compte tenu de notre impossibilité de nous rendre sur place.
Et notre deuxième préoccupation est de rester mobilisés afin de pouvoir, dès que la situation nous le permettra, retourner sur le terrain.
Avant de laisser la parole aux différents responsables de commissions ou de projets, Philippe GRYN informe l’assemblée que deux camions vont partir mi -novembre par bateau via COTONOU et NIAMEY pour arriver à AGADEZ vers la mi-décembre. Cela nous permettra d’acheminer entre 30 et 40 m3 de matériel nécessaire aux actions en cours et aux missions médicales qui se relaieront à l’hôpital de TANOUT au sud d’AGADEZ jusqu’en mars 2008 (zone hors conflit)
Philippe GRYN précise que le bureau a décidé d’aider le collectif SOS IFÉROUANE : devant la situation préoccupante, les ressortissants de la commune rurale d’IFÉROUANE résidant à AGADEZ, avec l’appui des autorités régionales, ont installé une cellule d’urgence dénommée Initiative «SOS IFÉROUANE», pour explorer les voies et moyens pour venir en aide aux populations en difficultés dans la zone. Notre aide se concrétise par l’achat d’une tonne de céréales par mois (valeur 300 000 FCFA - 450€)
Depuis 7 ans nous entretenons des liens privilégiés avec l’association des handicapés d’AGADEZ. Ils nous ont sollicité courant juillet, nous alertant sur la situation particulièrement dramatique que l’absence de touristes allait engendrer très vite pour eux, leurs seuls revenus venant de l’artisanat qu’ils produisent. Le bureau a décidé d’assurer la prise en charge des repas de leur centre d’accueil qui reçoit environ 40 personnes (valeur entre 50 000 et 100 000 FCFA par mois – 75 à 150 €)

Commission femmes/enfants

Arlette SYRIES : missions scolaires

Le travail de la commission femmes/enfants est principalement axé sur 2 types d’actions :
• le premier, se concentre sur la scolarisation des enfants par le biais de création de cantines scolaires dans les villages de brousse de l’Aïr
• et le second touche principalement les femmes par le biais de l’alphabétisation, il sera présenté par Christine Mills

Concernant les cantines scolaires notre volonté est de continuer nos actions :
- notre première cantine a été créée à ATAKAKI village situé à 80 km au Nord Est d’AGADEZ, en décembre 2006. Nous nous y sommes rendus en mars 2007 lors de notre dernière mission.
Cette cantine fonctionne très bien ; les repas sont préparés par les mères d’élèves, à tour de rôle. La personne qui est de service ce jour-là emporte les repas pour sa famille. C’est la présidente des mères-éducatives qui en est la gestionnaire et ça marche parfaitement bien.
Pour l’instant c’est le président du COGES (association de parents d’élèves) qui a prêté une petite parcelle de son jardin où poussent des salades et des oignons pour l’école.
Cette année, nous avons prévu de construire un puits et un jardin pour l’école. Il faut que nous prévoyons plus grand.
- malgré les événements actuels, qui ne nous rendent pas la tâche facile, nous avons décidé de continuer la mise en place d’autres cantines en nous faisant aider par l’ONG AGAJI-assistance, qui est d’accord pour s’impliquer dans notre projet.
Cette année, notre commission a retenu deux villages : ESHKAR TAGAZA et TARINKI. Compte tenu des événements nous avons été un peu retardés dans l’exécution des formalités mais nous sommes à ce jour entrain de finaliser nos accords de convention et de cahier des charges. Les habitants de ces villages sont en majorité des éleveursnomades dont la principale activité est l’élevage. Ceux qui se sont fixés dans les villages sont ceux qui, souvent, ont perdu leur capital cheptel suite à des sécheresses et famines ; ils ont presque les mêmes caractéristiques socio – économiques : la population est en majorité analphabète avec un taux de scolarisation très faible compte tenu de l’insuffisance de la sensibilisation des parents d’élèves et des mauvaises conditions de vie et de travail des élèves et enseignants.

ESHKAR TAGAZA dans la commune d’ADERBISSANAT : ESHKAR est situé à 220 km au Sud - Est d’AGADEZ et à 130 Km au Nord – Est de TANOUT. La zone d’ESHKAR est très enclavée.
C’est un village composé de 30 familles d’éleveurs ayant perdu partiellement ou totalement leur cheptel suite aux sécheresses et dégâts causés par les pluies. Ces familles se sont fixées autour d’un puits traditionnel fondé dans les années 1955 qui a souvent un problème de manque d’eau.
La population totale du village et du campement environnant est de 1200 habitants.
Une école nouvellement créée est implantée dans ce village avec une classe et un logement du directeur en paillote, pour un effectif l’année scolaire précédente de 50 élèves dont 16 filles.
La majorité des élèves ont des familles très mobiles qui se trouvent à 50, 80 et même 100 km de l’école et sont pris en charge provisoirement par les habitants du village (hébergement et repas). Cela pose un problème pour les enfants et leur maître.
Le village entier est mobilisé et très motivé pour que nous intervenions chez eux. Nous devrions démarrer au plus tôt.
TARINKIT dans la commune de DANAT est situé au nord d’AGADEZ à une distance de 200km dont 140km goudronnés ; le village totalise une population de 1200 personnes. Il possède une classe en dur, un puits cimenté inachevé, plusieurs puits traditionnels et jardins dans la vallée.
Dans ce village, il y a déjà 2 classes et l’association IFFI aidait la cantine scolaire. A savoir que de 17 élèves, ils sont passés à 48. Au début, il y avait trois repas par jour mais comme les stocks ont tardé à être renouvelés, il n’y a plus qu’un seul repas.
L’instituteur est très motivé et prépare ses élèves pour la 6e à ARLIT (même en dehors de ses heures de cours !)
Nous sommes en cours de négociation et dès que c’est finalisé nous démarrons.
A ce jour nous allons bénéficier d’espace libre dans un conteneur qui sera transporté à AGADEZ et nous allons profiter de cette opportunité pour faire parvenir des fournitures scolaires à ces 2 écoles plus 3 autres avec qui nous sommes en étroite collaboration près d’AGADEZ : IBIZGAN, TAJAJARAT et une autre dans le quartier de TOUDOU.
Nous restons toujours en contact avec les uns et les autres.
Par tous les moyens, nous leur faisons savoir que nous sommes toujours présents et que nous ferons le maximum pour les aider.

Christine MILLS : mission d’alphabétisation

À ce jour le projet d’alphabétisation en partenariat avec le GREF rentre dans sa deuxième année.
Les cours devaient reprendre le lundi 15 octobre en accord avec l’inspecteur de l’enseignement non formel de la DREBA (Direction Régionale de l’Education de Base et de l’Alphabétisation), partenaire local sur ce projet.
Le dernier rapport de la coordinatrice sur le terrain, Habsou, nous confirme une fréquentation de 94,90% (abandon venant de la prison civile : fins de peine, mariage, etc...) Dans les 24 centres une seule formatrice a démissionné pour aller travailler chez AREVA. Elle a été remplacée par un de nos 3 formateurs remplaçants.

Pour parer à la situation actuelle qui nous empêche d’aller à AGADEZ et pour continuer le programme qui inclut 2 périodes de formation par an pour les formateurs, 2 personnes du GREF vont se rendre à Niamey. Elles y rencontreront pendant 1 semaine Habsou et un représentant de l’ ONG HED TAMAT (autre partenaire local sur ce projet). Durant cette semaine, elles les prépareront à faire dès leur retour à AGADEZ les 2 semaines de formation programmées pour la mi-novembre.
Par ailleurs, à AGADEZ, la DREBA propose une rencontre de 2 jours avec les formateurs pour les aider à se familiariser avec la 2ème tranche du manuel.
Ceci est loin d’être suffisant puisque normalement nous devons aussi faire la

visite de chaque centre et que presque toutes ces visites génèrent des problèmes à résoudre.
Les centres ont été visités pour la dernière fois au mois de février dernier.
Malgré tout, 15 cartons contenant le matériel demandé par Habsou vont pouvoir partir soit dans un container affrété par le GREF soit avec le container qui part sur nos camions pour NIAMEY et AGADEZ via COTONOU.
Dans cette configuration nous ne nous rendrons pas à NIAMEY puisque notre travail se trouve essentiellement dans l’organisation de la logistique auprès des centres de formation d’AGADEZ.
Si nous sommes dans l’impossibilité de nous rendre sur place d’ici le mois de mars 2008, nous devrons envisager d’autres solutions pour continuer le programme.
Trois projets restent en suspens :
1. Le foyer d’accueil pour enfants nomades. Le Rotary de Caussade qui était intéressé par ce projet a dû se tourner vers des projets plus immédiats. Cependant Mr. Baudry, président pour cette année nous assure que nous pourrons continuer avec un nouveau président dès que la situation se débloquera à AGADEZ.
2. L’élargissement de 3 nouveaux centres d’alphabétisation : la prison, une association d’ARLIT ainsi que les associations de TALAT et TCHINTINTAGHAT.
3. Le centre d’information et de documentation prévu en partenariat avec le GREF et avec le financement des Hauts de Seine. Ceux-ci nous gardent l’acquis sans pouvoir rien démarrer pour l’instant.

Commission informatique et formation

Bernard FRANÇOIS

Tout d’abord un petit rappel de notre action : la mission principale de la commission informatique est d’équiper d’une salle informatique les lycées de la région de l’Aïr.
En 2002 nous avons installé un ensemble de 16 ordinateurs au lycée de TAGAMA, le seul établissement à l’époque, recevant des élèves de seconde à terminale à AGADEZ. C’était la première salle informatique installée au Niger. Cette expérience a été très concluante et en 2006 nous avons renouvelé l’opération avec un deuxième établissement scolaire, DAGMANET, à la périphérie d’ AGADEZ qui venait de passer en lycée. Cette deuxième expérience s’est révélée tout aussi réussie. C’est pourquoi en mars 2007, nous avons rencontré les dirigeants d’un troisième établissement à TCHIROZÉRINE, petite ville située à 70 kilomètres d’AGADEZ pour préparer l’installation d’une salle informatique. Il a été convenu qu’une partie de l’actuelle bibliothèque sera aménagée pour recevoir le matériel, c’est-à-dire installation de prises électriques en nombre suffisant et mise en place de ventilateurs.

Un petit mot sur notre façon de procéder : une première mission exploratoire rencontre les autorités locales et définit avec elles des actions à mener. Une étude sur le terrain vérifie la faisabilité et éventuellement les aménagements à apporter pour la réalisation des projets. Dans le cas de la création d’une salle informatique, qui est notre principal objectif, il faut disposer d’une salle fermée, électrifiée et protégée des vents dominants qui apportent beaucoup de poussière (extrêmement gênant pour le bon fonctionnement des claviers).

Il faut aussi que des membres de l’équipe enseignante puissent dispenser les cours et assurer le bon fonctionnement de la salle au quotidien.

De retour en France nous collectons et préparons le matériel qui sera acheminé par le convoi jusqu’à AGADEZ. Une deuxième mission installe la salle en mettant les ordinateurs en réseau avec une imprimante laser et dispense une première formation sur l’utilisation et la maintenance du matériel.
Ensuite, deux fois par an, une équipe se rend sur place, contrôle le bon fonctionnement et le bon usage du matériel, apporte les conseils nécessaires et dispense une formation en fonction de la demande de l’établissement. Ce volet de notre action est très important. Les formations sont réalisées par des membres de notre partenaire, la Fondation STERIA Institut de France.
Enfin, lors de nos visites semestrielles nous collectons le matériel obsolète pour le rapatrier en France où il sera recyclé.

En ce moment nous préparons du matériel que nous avons récupéré auprès de la Direction Départementale de l’Agriculture, de l’hôpital de LAVAUR, de la Mairie de MONTAUBAN et du groupe MORNAY de TOULOUSE.
Une mission était prévue en novembre 2007. Au programme une formation aux lycées de TAGAMA et DAGMANET par notre partenaire ; elle est annulée du fait des événements. Il était également prévu d’installer la salle informatique au lycée de TCHIROZÉRINE : ceci est reporté.
Une mission devrait se rendre au Niger du 1er au 15 mars 2008. Si nous pouvons aller à AGADEZ, alors nous ferons ce qui était prévu en novembre 2007, à défaut nous nous rendrons à ZINDER et TANOUT, comme la mission médicale, rencontrer les autorités locales et étudier la possibilité d’installer une salle informatique dans les lycées de cette zone.

Commission agro-alimentaire

Michel AJAS

En tant que représentant de la commission agro-alimentaire et en l’absence de Fanny RALAMBO (commission vétérinaire) et de Sébastien HERRAIZ (spiruline) je vous évoquerai notre situation actuelle vis à vis des 3 dossiers suivants : la spiruline, la poudre de lait et le troupeau caprin
1 – la spiruline : lors de notre attente à ALGER, Sébastien avait pu sauver 1 souche sur les 2 emportées. Il a passé 3 mois sur place de novembre 2006 à janvier 2007, période durant laquelle il a construit les bassins à ARIWAN’OUL, mis en route les cultures et a formé RALIOU pour le suivi et la récolte de la spiruline. Les intempéries de juillet ont malheureusement détruit les installations. Il faudra donc tout recommencer lors de notre prochain séjour !
2 – la poudre de lait : grâce aux dons des producteurs de Lait du Sud Ouest, le dernier convoi a de nouveau pu distribuer dans les écoles et collectivités diverses de l’Aïr 6000 kg de poudre de lait grasse.
Nous espérons que cette année nous pourrons bénéficier d’une nouvelle attribution gratuite, sans pouvoir dire les quantités qui nous seront attribuées ? Ceci sera certainement la dernière, vu la situation tendue sur le marché laitier tant en France, qu’en Europe et dans le monde. Actuellement les excédents sont nuls.


3 – le troupeau caprin : la commission vétérinaire et la commission agro-alimentaire ont un projet commun : création d’un troupeau caprin d’une centaine de têtes. Ceci nécessite également la construction d’un puits, la construction d’un bâtiment, la collaboration d’une commune pour obtenir la mise à disposition de terre agricole. Il sera également créé plusieurs emplois. Parallèlement il sera mis en place des essais de cultures de luzerne. Le montage financier global est réparti de façon suivante :
- 50% du montant est destiné à la création d’un troupeau caprin
- 50% du montant servira à la mise en place de micro-crédits auprès de la population locale avec comme premier objectif l’achat de chèvres.
Afin de finaliser ce dossier important, nous sommes à la recherche des derniers partenaires financiers pour boucler l’opération. Ceci est en bonne voie.
Nous nous fixons comme objectif d’équilibrer les comptes financiers à partir de la 3ème année
Si nous obtenons des résultats ces derniers serviront soit :
- à la création d’un nouveau troupeau
- à l’attribution de chèvres dans des conditions particulières aux cantines scolaires
- à l’augmentation du capital destiné aux micro-crédits
- à la création d’une petite fromagerie.

Commission vétérinaire

Philippe GRYN reprend la parole et indique que Fanny RALAMBO, responsable de la commission vétérinaire, retenue par des impératifs professionnels, lui a demandé de faire passer ces informations : - les missions vétérinaires sont dépendantes de l’octroi de visas et d’autorisations pour monter dans l’Aïr, ne serait-ce que pour les formations.

- les routes ne sont pas sécurisées et les soins itinérants dans la brousse sont soumis aux aléas de ce conflit armé (mines, coupeurs de route,....)En conséquence de quoi, un arrêt des missions se justifie jusqu’à apaisement de la situation sur place. Néanmoins, un acheminement de médicament sera organisé en se greffant sur les actions de la commission médicale.

Commission santé

Dr Marie Hélène MARTY-CHARLES et Dr François CHARLES

Les axes d’actions de la commission santé restent les mêmes, dans un souci d’aide et de partenariat avec les populations bénéficiaires et l’accord des autorités de la santé.
Nous essayons de les maintenir en nous adaptant à la situation locale.

- Malgré les problèmes actuels dont souffre le Niger, nos partenaires financiers gardent confiance, qu’il s’agisse de dons individuels ou des bailleurs de fonds
NATIXIS Banque Populaire a augmenté sa dotation jusqu’à 26 000 euros
Mécénat SANOFI a confirmé sa dotation dont le montant sera connu la semaine prochaine
La convention avec Pierre FABRE pour l’extension du CSI de TALAT par la construction d’une maternité va être signée incessamment; les fonds seront gelés jusqu‘à ce que nous puissions à nouveau nous rendre au nord du Niger.
L’association T.U.L.I.P.E nous fournira une dotation en médicaments pour la pharmacie de cession de l’hôpital d’AGADEZ, dotation qui sera acheminée par avion et réceptionnée sur place avec l’aide du C.I.C.R et de la Croix Rouge nigérienne qui vient d’ouvrir une antenne à AGADEZ.
- L’achat de médicaments essentiels génériques pour les dispensaires se fera si nous trouvons une solution fiable pour leur distribution, qui vous le savez, était habituellement assurée par les camions du convoi.

- Le parrainage des étudiants se poursuit, malgré les reports d’examens à la faculté de médecine de NIAMEY. Cette année, 2 nouveaux étudiants en médecine sont parrainés, ce qui porte leur nombre à 6.
L’une des 2 étudiantes en technique de santé terminera en fin 2007 et l’autre en juin 2008.
L’étudiante à l’école de sage-femme d’AGADEZ a effectué sa rentrée en 2e année.
- Les formations par compagnonnage dans les CSI et sur AGADEZ ne seront pas possible : seules sont maintenues les missions à l’hôpital de TANOUT
- Concernant les missions médico-chirurgicales, la situation actuelle nous impose de changer de stratégies.
Au cours d’une réunion de la commission santé en septembre, il a été décidé de poursuivre nos actions de formation au sein de Centre Hospitalier de District de TANOUT et de les étendre si possible à certains C.S.I du district.

A ce jour, trois équipes sont constituées ; chacune comprend un chirurgien, un infirmier ou un médecin anesthésiste, un ou deux dentistes, une ou des infirmières, une sage-femme.
Les deux premières iront successivement à TANOUT du 24 novembre au 24 décembre ; la troisième du 28 février 08 au 13 mars 08.
Des chirurgiens sont actuellement recherchés pour finaliser des missions en janvier et février.
Leur rôle fondamental reste la formation du médecin –chirurgien et de l’infirmier chirurgien. Pour les dentistes, la formation d’un infirmier hospitalier est à l’étude par la direction de l’établissement.

Ces équipes, pour mener à bien leurs tâches, ont besoin de fournitures biomédicales dont une grande partie ne peut être achetée au Niger. L’absence momentanée et forcée des camions obligent les responsables de la logistique médicale à trouver d’autres moyens pour acheminer les consommables, la nourriture et les équipes jusqu’à TANOUT.
Trois ONG seront partenaires de ces opérations :
- L’ONG NOMADE, basée à NIAMEY, et dont le représentant nigérien était de passage en France, réceptionnera 9 cantines, expédiées par avion de PARIS à NIAMEY. Elle assurera les formalités de dédouanement et s’occupera de garder en lieu sûr ces cantines jusqu’à l’arrivée de la première équipe.
- L’ONG THIEBON – EMMAÜS, basée à NIAMEY, dont la représentante, de passage à TOULOUSE, a été rencontrée. Cette ONG aura pour tâche de prendre en charge les fournitures au port de COTONOU où elles arriveront par bateau vers la mi-décembre et veillera à leur acheminement à NIAMEY.
- L’ONG AGAJI qui vient d’entériner un avenant à la convention qui nous lie ; les membres de cette ONG, de NIAMEY, de ZINDER, d’AGADEZ devront prendre en charge les équipes à l’aéroport, les transporter jusqu’à TANOUT (1000 km de distance) et les ramener. De plus ils devront rapatrier les fournitures médicales et le stock de nourriture qui sont à AGADEZ. Enfin ils auront à organiser l’hébergement des équipes à TANOUT.

Il est hors de question pour les membres de la commission santé de déserter le terrain et de laisser les populations sans aucune aide. La sécurité reste néanmoins la règle principale qui prévaut à l’organisation des missions. Celles ci vont mettre en jeu le concours de nombreuses personnes en particulier celles de la commission logistique mais aussi des nombreux contacts en France et au Niger pour la réussite de ces projets.

Commission éducation supérieure

Philippe MARGUERÈS

La première phase de prospection sur les besoins au NIGER en termes de soutien à l’enseignement supérieur a commencé depuis mars dernier et est en cours de finalisation. Les premiers interlocuteurs rencontrés sont :
- l’EMAIR, l’EMIG, l’IFTIC et les IUT en cours de formation pour les écoles-les ministères concernées : éducation supérieur et recherche, mines et énergies.
- les instances officielles : Ambassade de FRANCE (SCAC) et Président de l’Assemblée Nationale (ancien Président de la République Nigérienne).
- des ONG locales
- des industriels locaux et français
Il reste à pouvoir prendre contact avec des membres de l’université de NIAMEY et l’ensemble de ses interlocuteurs.Deux structures françaises viennent appuyer cette prospection : IUT Consultants pour l’ensemble des IUT français (étude en cours du dossier de l’EMIG et des IUT) et les relations internationales de l’université Paul Sabatier (Toulouse III), pour un appel à proposition dans le cadre d’un soutien aux pays de l’Afrique subsaharienne

La situation actuelle au NIGER ralentit les échanges mais nous poursuivons assidûment les démarches.
Dans un souci de soutenir très localement la pédagogie des écoles tels l’EMAIR et l’EMIG, des projets techniques tournés vers le développement durable et les énergies renouvelables sont en cours de développement au sein de l’IUT A Paul Sabatier (une valise dentaire solaire a vu le jour l’an passé grâce à l’IUT de Blagnac) :- pompe à eau pour le puits de la maison ARIWAN’OUl avec l’utilisation de matériaux non coûteux et réalisation in situ simplifiée
- éolienne à partir d’un tonneau, d’un alternateur de voiture et batterie récupérée
- recyclage de matières plastiques :
o faisabilité de pavés « plastiques » par mélange de matières plastiques fondues et sable. Objectif, répondre à ces questions : fabrication ‘ risque sanitaire ou non’ ‘ portée et applicabilité de ces pavés’
o amélioration de brique banco par utilisation d’une presse mécanique et l’adjonction de filaments de plastique pour les renforcer
- frigo solaire : comment faire refroidir un frigo en apportant de la chaleur concentrée à partir du rayonnement solaire. L’objectif de ces projets est de pouvoir proposer des applications pédagogiques dans les écoles citées voire une application économique directe par la formation des personnes sur place.

Questions diverses

Farida HAMMANI, membre des Enfants de l’Aïr et présidente de l’association Solidarité Femmes Internationale a apporté son témoignage sur la nécessité de développer l’utilisation des fours solaires.
Depuis plusieurs années elle utilise des fours solaires à AGADEZ au sein de la Maison des Femmes. Jusqu’à présent ces fours n’avaient qu’une valeur pédagogique pour faire prendre conscience de l’importance de l’économie de bois, temps et d’argent réalisée en les utilisant.
Les autorités, chef de quartier et Maire d’AGADEZ, se sont intéressés au projet.
Deux menuisiers ont les plans et sont à même de les réaliser sur place. La situation alimentaire s’aggravant chaque année à AGADEZ, Farida envisage de mettre en place une formation à la fabrication de fours, afin que les gens du quartier en soient équipés.
Les fours sont réalisés selon le modèle de BOLIVIA INTI (Nantes). La méthode de vulgarisation employée sera identique à celle utilisée en Amérique latine.
Site de Farida : http://www.solidaritefemmesinternationale.org
Site de Bolivia Inti : http://www.boliviainti.org

Conclusion du Président

En conclusion de cette réunion d’information Philippe GRYN, donne quelques informations générales sur le fonctionnement de l’association depuis le début de l’exercice
L’an dernier sur 18 mois d’exercice nous avons reçu 73 500 € de dons et adhésions, aujourd’hui sur les 10 premiers mois de l’exercice nous avons reçu 55 000€ auxquels il faudra rajouter 45 000€ de subventions en attente d’encaissement.

Philippe GRYN remercie à nouveau l'ensemble des donateurs, adhérents et partenaires et invite l’assemblée à échanger autour du verre de l’amitié.

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