Les parents de leur côté doivent s'engager à verser une somme modique par enfant, pour certains villages d'autres possibilités de participation peuvent être étudiées.
Les mamans s'engagent à tour de rôle à faire le repas (expérience déjà réussie dans d'autres villages).
Le but est que ces cantines soient autonomes au bout de la 3° année, le financement pouvant être complété par la vente des surplus de légumes et des chevreaux, s'il y a troupeau.
40 euros suffisent pour apporter un repas quotidien à un enfant durant toute son année scolaire..
Les cantines sont très importantes tant au niveau de la scolarisation que de la santé.
En effet il a été prouvé que la mortalité infantile était en régression dans les foyers où la maman avait suivi une scolarité normale car elles étaient mieux préparées à leur future vie de mère.
Grâce aux cantines, les familles sont assurées que les enfants auront au moins un repas par jour ce qui incite les parents à les envoyer à l'école.
La plupart des enfants ont un trajet quotidien de 8 à 12 kms Il est matériellement impossible qu'ils retournent à l'école l'après-midi, s'ils doivent rentrer chez eux à midi pour manger.
Pour la création d'une cantine nous avons mis en place un cahier des charges avec différents critères à respecter.
Avant tout, il faut vérifier :
La motivation du Maire du village
La motivation du Maître d'école
La motivation des parents
Les enfants de l'Aïr de leur côté s'engagent :
- à fournir la nourriture sur 3 ans, en totalité la 1° année et de façon dégressive sur les 2 années suivantes.
- à aider financièrement à la construction d'un local de stockage avec la participation du village .
- à fournir des ustensiles de cuisine.
- à aider financièrement, si nécessaire, à la construction d'un puits pour l'école avec la participation du village.
- à aider à la création d'un jardin scolaire grâce à un apport de semences de notre part.
- à envisager les possibilités de constituer un troupeau pour l'école après consultation de la commission vétérinaire .
Mission de février 2008 à Echkar-Tagaza
La réunion de Conseil qui a suivi le retour de cette mission a entériné le projet de création d'une école "en dur" et de toutes les dépendances y-afférentes (local du maître, cuisine, dépôt, latrines, etc) à Echkar-Tagaza
Lors de cette mission, Philippe Gryn, président et Isabelle Assié, secrétaire se sont rendus au campement d'Echkar-Tagaza à 3 heures de piste d'Agadez en direction de Tanout. Après un accueil chaleureux par le maire de la commune et repos à la belle étoile
ils ont pu se rendre compte de la réalité et du fonctionnement de la cantine de l'école ouverte en septembre 2007 grâce aux fonds collectés par la commission éducation.
Elle est fréquentée par 73 enfants qui vont dans une école pour la première fois : il s'agit d'une zone pastorale avec un habitat nomade ce qui posait des problèmes pour laisser des enfants à l'école : la construction de cette cantine a rassuré les parents sur la pérennité des repas offerts aux écoliers. Ce sont les mères qui par roulement assurent la confection des repas avec les fournitures achetées et apportées sur place par l'ONG Agaji. Actuellement les écoliers sont très malades du fait du froid vif qui règne sur la région et de l'absence de vêtements chauds.
L'équipe avait amené avec elle un infirmier d'Aderbissinat qui a prodigué les premiers soins. C'était la première fois qu'un infirmer venait dans cette région!
Rencontre des instances du village d'Echkar-Tagaza
Les briques de banco destinées à la construction de l'école sèchent au soleil.
73 enfants s'entassent dans une seule classe ...
où l'unique enseignant travaille accroupi... !!
La construction "en dur" devient une priorité.
Missions de mars 2007
Atakaki
Cantine scolaire créée par l'Association en novembre 2006.
En mars 2007, la cantine fonctionne suivant le cahier des charges signé par les deux partenaires.
Entretien avec les parents d'élèves à Atakaki
Sortie de classe à Atakaki
Fuduk
Trois classes dans ce village peul.
Un seul puits fonctionne une partie de l'année seulement.
Nous envisageons un forage qui permettrait de maintenir les pâturages, les Peuls étant des éleveurs par tradition.
Visite du puits à Atakaki
Zone de Danat
Nous avons prospecté trois villages pour y créer des cantines scolaires. Notre choix dépendra de la motivation de la population locale.
Zone d'Aderbissinat
Trois villages ont été visités également. Les habitants ont perdu une grande partie du cheptel suite aux sécheresses et dégâts causés par les pluies. Ces sinistres successifs ont désorganisé la cohésion du village.