12 au 18 janvier  19 au 25 janvier    26 au 1 février  2 au 7 février

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Boutique de l'artisanat des handicapés d'Agadez


Le grand marché d'Agadez


Tanout


Arlette Syriès


Moussa Yahaya

Lundi 26 janvier

Equipe 1


Bonjour,
Aujourd'hui Arlit - In Guezzam, frontière algérienne.

Hier soir nous avons installé le bivouac sur le quai des douanes d'Arlit. Avec Mr Ellies (professeur d'anglais) et Jo Castell nous sommes partis dans l'ACMAT acheter du pain.
Ma couleur de peau étant la même que celle de la farine, j'ai eu le droit de visiter la boulangerie...
J'ai été très contente de pouvoir voir les employés travailler dans cet endroit sombre, qui sentait le pain chaud ;
C'est la boulangerie centrale d'Arlit, qui fait le pain pour tous les autres revendeurs de la ville. Petite échoppe très simple, avec juste un haut comptoir et les murs nus. On est loin de nos boulangeries, magasins très décorés et propices à attirer le client pour tout autre chose que du pain.
Ici on va à l'essentiel, tout le monde se presse pour acheter ses baguettes, toutes les mêmes, à 175 CFA l'unité, soit 0.30 euro. On m'a montré le pétrin, les boules de pâte en attente, le four, la chambre de fermentation..

Aujourd'hui départ à 07h00 pour la piste de sable. C'est le désert dans le désert. Et puis soudain, nous croisons un transporteur du désert, un Berliet en panne. L'équipage est là depuis 5 jours, moteur par terre. Un 4x4 est venu les dépanner et consciencieusement ils ont mis le triangle... c'est anachronique cette signalisation à cet endroit !
Un peu plus loin, un autre Berliet est lui aussi en panne, depuis 3 jours, mais là ils n'ont plus rien à manger : nous leur donnons de l'eau, un bac de pommes et du pain de mie... il y a parmi eux un enfant d'une dizaine d'années... les forçats de la route...
Nous atteignons Assamaka à 12h30, nous faisons les formalités nécessaires auprès de la police et de la douane. Nous remettons au  directeur de l'école Mr Hamadou Guirmey, les goûters, vêtements et matériel scolaire qu'Arlette Syriès et Sylvie Gryn lui ont gardé.

Jo Castell offre des ballons aux militaires et aux douaniers. C'est Noël ! il est évident qu'ici ils vivent avec peu de choses. Dans ce village les conditions de vie sont dures, pas d'eau, pas d'électricité, pas de téléphone, il faut puiser l'eau au puits.
On part vers 13h15 rejoindre le poste-frontière algérien d'In-Guezzam à 16 km de là.
Ali, notre guide de l'aller, nous a rejoints. Il va nous accompagner pour le voyage retour.
Au poste-frontière tout le monde nous reconnaît. Là aussi Jo Castell remet deux ballons. Le foot est un langage (presque !) universel...  Zidane est toujours dans les conversations malgré sa retraite... Un mythe ne s'éteint pas aussi facilement.
Deux heures plus tard, nous avons nos papiers. Nous quittons In-Gezzam et nous nous installons dans un endroit calme en retrait de la route pour faire notre bivouac.

Mais avant cela, une tâche difficile nous attend : nettoyer " popotte " !
La panne du jour : les étagères de " popotte " ont cassé. Les casiers du haut se sont écroulés et tout baigne dans le vin et la sauce tomate. Avec la chaleur, le mélange est formidable ! il y en a au moins pour deux heures de travail. Sylvie au secours !

On me dit de préciser : c'est Alain Evrat qui conduisait... mais l'aggloméré ce n'est pas assez résistant pour le désert .. Alain (Chiotassio) on pense à toi très fort...

Le convoyeur du jour :


Alain Evrat

Alain Evrat, personne avant lui n'avait cassé " popotte " ... C'est son 4ème convoi ; son rôle principal c'est la vaisselle... après la conduite de son TRM. Il a passé son permis poids-lourds pour rentrer dans l'association.
Il a la nostalgie de la conduite sur les pistes libyennes, la chaleur, le sable, les dunes ... alors aujourd'hui il s'en est donné à cœur joie...

Demain on doit rejoindre Tamanrasset .

Bonsoir,
Laurence sur le convoi.

Bonne nuit sous les étoiles.....

 

 

 

 

De Montauban

Equipe 2

Alain Chiotasso, Patrick Huzé et Daniel Pradines ont galopé partout dans Tanout aujourd'hui, ils n'ont pas arrêté... donner un coup de main à la mécanique, rencontrer les autorités  - ils ont reçu une visite de courtoisie du Maire de Tanout qui tenait à les remercier pour leur action -  livraison à l'hôpital et passage des consignes et enfin ils ont préparé leur baluchon et chargé le camion pour partir en brousse demain pour 24 heures !

Equipe 3

Nos jeunes mécanos continuent leur travail, ça avance, ça avance....  il ne leur reste qu'une journée entière maintenant pour essayer d'en faire un maximum, je vous jure qu'ils ne chôment pas...
Le but à ce jour est de laisser en état un minimum de véhicules qui leur permettra au moins de commencer à travailler avec, selon la charte qui a été établie avec les divers partenaires. Sur les 15 machines de TP enfouies sous la poussière et le sable, seules 3 ou 4 leur paraissaient « réparables » dans les délais qui leurs étaient impartis et l'argent dont ils disposaient.  Un des paramètres à prendre en compte dans ces régions : le vent..., la poussière...  le sable … tout cela  fait d'énormes dégâts, il faut absolument savoir les contrecarrer si on veut garder le matériel en état…. Grosse journée...

A Tanout ce soir tout le monde va aller au lit de bonne heure...

Equipes 4-5 et 6

ils sont toujours ensemble sur Agadez. Tout va bien.
C'est la dernière journée avant un autre grand départ.
Donc préparatifs et salutations à tous les amis.
Et en plus ils sont nombreux,...  coup de chapeau à Ibrahim Wanaka de l'ONG AGAJI qui a largement contribué lui aussi à la réussite de cette expédition et enfin une mention très spéciale à Moussa Yahaya. Cet homme au grand cœur est d'une honnêteté exemplaire sur qui l'association peut compter.  Vous ne savez pas comment on le nomme là-bas, « Monsieur le Président d'Agadez » et c'est notre seul et unique membre bénévole agadézien ! Il répond toujours présent quand on a besoin de lui et il est toujours de très bon conseil. Merci Moussa pour ta fidélité.
Donc, l'équipe 4 de Philippe, Sylvie Gryn et Pierre Pélinard part dès demain matin en convoi militaire pour se rendre à Echkar en brousse, ils retrouveront là-bas l'équipe 2 de Tanout en fin de journée.
 
L'équipe 5 avec Nathalie Leneveu, André Rodolausse  et Jacques Maylin, a terminé les toutes dernières livraisons et donne les ultimes recommandations. Ils repartent sur Niamey en bus demain à la première heure.
Seules, Pierrette Lavéran et Arlette Syriès resteront sur place encore quelques jours car elles ont du travail à faire, mais elles ne sont pas seules croyez-moi....

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Repas dans le désert sur le chemin du retour


Alain Evrat de corvée de vaisselle


Le désert au lever du jour


Bastien Lherisson


Morgan Genieys


La fameuse chèvre farcie au couscous !

Mardi 27 janvier

Equipe 1

Bonjour,
Aujourd'hui In-Guezzam - Tamanrasset.

Ce matin à 07h30, sur la route, la luminosité est magnifique. Le soleil levant diffuse sa lumière sur l'immensité désertique. Les monts rocheux, caractéristiques de cette région, ressemblent à de gros millefeuilles bien plats.. sans le glaçage.
Le sable est rose-orangé comme le soleil, c'est très beau.
Soudain après 1h30 environ de trajet bitumé, la route sans prévenir se transforme en piste.
Nos 3 véhicules roulent à vive allure. On ouvre la route avec Jean-Louis et je me croirais dans la série de mon enfance, DAKTARI (les plus de 40 ans connaissent).
Le chantier est en cours. Bientôt plus de piste entre Tam et In-Guezzam. La route sera totalement goudronnée.
Pause-café : Jo sort son thermos d'eau chaude et le devant de l'ACMAT nous sert de comptoir. Personne autour et à ce moment-là plane un sentiment de liberté totale...

On arrive à TAM à 15H00 direction Camping des 4X4, la douche s'annonce.

Panne du jour : réglage de la course de la pédale de frein de l'ACMAT.(tranquille le mécano !)

 

Convoyeur du jour :

Gérard Dusailly, un de nos rares septuagénaires du convoi, appelé aussi "papy courant d'air" par sa petite fille.

C'est un logisticien-bricoleur au service des équipes médicales lors de leurs déplacements à l'hôpital de TANOUT.

Réparer un fax, faire des courses, petits travaux électriques.. il sait tout faire.  Discret et efficace, c'est son premier convoi.

A demain,


Laurence sur le convoi.

 

 

De Montauban

Bonjour,
Des nouvelles de Tanout !
Hier soir ils ont été particulièrement gâtés par Gadou, le responsable du parc de véhicules, qui a tenu à remercier les jeunes en offrant à toute l'équipe une chèvre fourrée au couscous.
Cette spécialité est un vrai délice, je ne vous dis que ça....

Donc ce matin comme prévu, l'équipe 2 (Patrick, Alain et Daniel) est bien partie avec deux camions, jusqu'à Echkar pour faire les 100 km de piste qui les séparent du village. Ils en ont bien pour 3 à 4 h. Ils ont rajouté un camion pour s'y rendre car il y avait beaucoup de choses à apporter là-bas : le matériel que nous amenons de France, le chargement de tables de classe que nous avons fait fabriquer aux handicapés d'Agadez et toute la dotation de nourriture du 2ème trimestre pour la cantine scolaire (et puis il y a si peu de véhicules qui s'y rendent que lorsqu'il y en a un qui part tout le monde profite du voyage... ). 
Ils doivent y retrouver en fin d'après-midi l'équipage « présidentiel » (4) qui a quitté Agadez ce matin à 7 heures. On aura de leurs nouvelles demain après-midi dès leur retour à la « civilisation ».

L'équipe 3 a été un peu plus au calme aujourd'hui, si on peut dire... car Xavier a décidé de leur faire lever un peu le pied. Et puis, la fatigue commence aussi à se faire sentir... et en plus....  à tour de rôle ils ont eu droit à quelques ennuis gastriques mais bon.... ça s'arrange... Pas d'inquiétude, ils sont en liaison permanente avec notre efficace docteur Charles qui leur donne les conseils nécessaires dans ce type de situation bien courante là-bas !.... Allez, ils seront en forme pour reprendre la route demain soir.
Côté véhicules ils sont très contents des résultats sur le camion et le tracteur, ils seront opérationnels sans problème,  quant à la voiture elle est très fatiguée et malgré le lifting qu'ils viennent de lui faire, elle ne devrait pas avoir une longue vie..... mais en attendant elle marche.....
Aujourd'hui ce sont donc les finitions et pleins de petites réparations,  ils se sont également rendus à l'hôpital (à qui la commission santé apporte son aide) pour leur donner un peu d'outillage et certaines consignes d'utilisation. Ils en ont également profité pour « regarder » les 3 véhicules qu'ils possèdent, quelques petit coups de molette par ci par là et le tour est joué.... ils sont bons pour repartir pour un tour. Ils leur ont même laissé les pneus qui n'étaient pas utilisables sur le parc de véhicule.
Et puis dans cette ville de 10 000 habitants tout se sait, et croyez-moi que leur compétence est connue et reconnue en deux temps trois mouvements, un coup c'est une voiture des gendarmes, puis la voiture de l'ami du Maire, et puis... et puis...  et comme ils me disent on a été obligé de leur dire  « on veut bien faire un diagnostic mais on n'a ni le temps ni les moyens de faire plus..... »
Ils sont les rois là-bas ! Demain réception et repas pantagruélique assuré,  le préfet leur a  offert une chèvre.... encore......... régal
« L'expérience est belle » insiste Xavier. On le croit sans problème !

Le Dr François CHARLES, responsable des missions médicales nous donne l'historique de l'intervention de notre association dans cet hôpital et sur Tanout.
« En 2005, le Ministre de la Santé du Niger avait demandé aux membres de la commission santé de l'Association de s'investir au Centre Hospitalier de Tanout pour faciliter l'ouverture et le fonctionnement du service de chirurgie (construit en 2003 mais fermé pour cause d'absence du  personnel). Depuis, 13 équipes médicales, chirurgicales et dentaires s'y sont rendues soit à ce jour 75 personnes, 1158 journées de présence, 400 interventions, 3000 consultations, 1600 extractions dentaires.
Actuellement, un chirurgien, un infirmier technicien supérieur en chirurgie, un infirmier anesthésiste, un infirmier de bloc font tourner le bloc en permanence.
Mais pour tout cela de grosses quantités de fournitures chirurgicales et médicales non disponibles au Niger ont été amenées, et c'est bien là la finalité du convoi que les chauffeurs ont amené à destination.

Fin du soutien ? non car le département de Tanout est le plus pauvre du Niger : terre de rencontres plus ou moins courtoises entre éleveurs nomades et cultivateurs sédentaires, tous ayant énormément souffert des sécheresses de 2003 et 2005. Chaque habitant a moins d'un euro par jour pour vivre avec pour beaucoup l'impossibilité d'utiliser les structures de soins trop chères et une alimentation quotidienne tributaire des conditions climatiques.
Ce constat chiffré et celui vécu par nos yeux incitent la commission médicale à continuer plus que jamais à appuyer cette zone avec les projets de lutte contre la mortalité maternelle ( 1 femme sur 7), chirurgie de la cataracte, formation en échographie, soins conservateurs dentaires, médecine foraine pour les campements les plus isolés.
C'est dire que les équipes médicales seront encore nombreuses à emprunter, entre Niamey et Tanout, les 1100km de goudron très animaliers : nids de poules profonds, dos d'âne redoutables mais les sourires de Tanout effacent instantanément les bleus du corps.

Cette « station balnéaire » ayant vraiment beaucoup d'attraits, il eut été dommage de ne pas en faire profiter les amis des autres commissions : c'est chose faite :
   - avec l'admirable travail que sont en train d'effectuer les étudiants de la MFR avec à leur tête Xavier Rousseaux qui malheureusement a oublié son bonnet de bain.
   - avec les informaticiens qui dans quelques jours vont installer 12 ordinateurs, imprimantes au CES de Tanout pour former à l'utilisation et à la maintenance de ces outils.
   - avec la commission éducation pour la mise en route d'un projet d'alphabétisation au sein des groupements de femmes de Tanout
   - avec le projet déjà bien en place de la commission femmes enfants à Eshkar (construction d'une école et mise en place d'une cantine scolaire).

Quant à l'équipe 6 composée de nos Agadéziennes favorites (Arlette et Pierrette), c'est super tout va très bien pour elles, d'accord elles ne sont pas sur la plage mais presque,.... beaucoup de visites et surtout du repos car la semaine prochaine sera plus rude... on leur a concocté un voyage et un séjour prolongé en brousse,  3 à 4 jours au bout du monde !...

A l'heure où je vous écris notre équipe 5 est toujours dans le bus en direction de Niamey...  ils ne sont pas très loin maintenant, mais ce n'est pas rien..., depuis  6 heures ce matin ils devraient arriver vers 21 heures à Niamey, …. une véritable expédition !
À 19h30 un message de Nathalie « on est encore dans le bus ».... NO COMMENT
On en saura plus demain,
Bonsoir.

Isabelle


Echkar - La " cuisine " de l'école

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Echkar - campement


Le puits et le troupeau de chèvres


L'ancienne classe


Construction du logement du maître
et du dortoir des filles


La nouvelle classe..  Pas encore de tables,
mais elles viennent d'arriver !


La " cantine " en plein air


Repas frugal

Mercredi 28 janvier

Fin de journée sur l'Assekrem

Aujourd'hui, comme lors du convoi aller, les liaisons téléphoniques sont défaillantes dans le Sud-algérien et il est impossible de recevoir le compte-rendu de l'équipe 1, qui est arrivée sans encombres à Tamanrasset et s'est offert une balade à l'Assekrem.
Mais que l'on se rassure , tout va bien et demain ils reprennent la route du retour.

L'équipe 6 (Arlette Syriès et Pierrette Laveran) organise son départ pour demain matin à l'aube, dès 6h elles vont faire le voyage en bus et convoi militaire pour se rendre à Aderbissanat puis Tanout. Dès leur arrivée à Tanout elles partent tout de suite en 4X4 direction Echkar où Arlette et Pierrette vont prendre le relais de l'équipe précédente car ces derniers n'ont pu y passer que 24 heures. Elles vont toutes les deux prendre le temps de s'y poser et d'approfondir notre travail là-bas. On les retrouvera donc lundi ou mardi prochain.

L'équipe 5 est arrivée à bon port à 21h comme annoncé. Dur dur, cette liaison Agadez Niamey en bus ... mais bon.... aujourd'hui plus rien ne paraît ! Donc tout va très bien pour eux, ils vont toutefois se séparer dès ce soir car Jacques Maylin prend l'avion cette nuit pour arriver dans la journée de demain jeudi à Toulouse. Le premier à rentrer au pays !
Quant à Nathalie Leneveu et André Rodolausse, ils vont faire un peu de tourisme à Niamey où ils attendront les autres pour prendre l'avion dans la nuit de vendredi à samedi.

Equipes 2-3 et 4

Et voici des nouvelles émanant de Philippe Gryn depuis Echkar : « quand je pense qu'il y a un an exactement il n'y avait rien du tout... juste des paillottes par ci par là...  et que maintenant il y a tous ces bâtiments, c'est impressionnant. On a été reçus comme des princes, chaque famille tenait à nous faire plaisir en nous apportant du lait de chèvre ou de chamelle, des macaronis, du riz, de la chèvre et ses abats, de la boule (mélange compact de datte, fromage, sucre et autre ? que l'on donne aux caravaniers qui partent traverser le désert pendant plusieurs jours, ça se conserve très bien et ça tient au corps !) et j'en passe … on n'a pas arrêté de manger.  On a pu assister à l'installation des tables que l'on avait faites faire pour la classe ; c'était fabuleux de voir ces enfants qui ne s'étaient jamais assis sur des sièges auparavant ! On a assisté aussi à la distribution de la bouillie de 10h… On est heureux de notre expédition, c'était génial.  Tout va très bien, on rentre avec les 2 camions et le 4X4, on récupère Xavier et les jeunes dela MFR et on part coucher à Zinder ce soir. Nous sommes attendus chez Madame Mariama Ousmane, présidente de l'ONG AGAJI et épouse de Monsieur Mahamane Ousmane, président de l'assemblée nationale nigérienne. »
Ils ont donc quitté le village vers 12h et sont arrivés à 16 h à Tanout où ils ont retrouvé l'équipe de Xavier en train de festoyer avec Monsieur le Préfet, Monsieur le Maire, et toutes les personnalités de la ville qui avaient organisé une grande réception en leur honneur.

Mais revenons à Echkar dont l’école polarise toutes nos attentions…

Ce fameux bout du monde c'est où ?
Je vais essayer en quelques mots de vous expliquer le contexte.

Prenant en compte tous les problèmes auxquels sont confrontées les écoles en zones nomades et leurs conséquences sur l’éducation des enfants, la commission enfants a initié un projet d’appui à la scolarisation des enfants dans ces zones particulièrement défavorisées de la région d’Agadez, en créant des cantines scolaires.
Ce projet, « une cantine, un troupeau et un jardin scolaire au profit des écoles en zones nomades » a pour finalité de lutter contre l’analphabétisme et les carences alimentaires en mettant en place une stratégie novatrice et cohérente pour aider ces populations.
Les populations concernées se trouvent à plusieurs heures de piste de tout centre d’approvisionnement, dans des zones très arides et particulièrement isolées.

La mise en œuvre de ce projet se décline sur 4/5 ans. Notre aide dégressive, la création d'un troupeau et d'un jardin d'école conduiront l'école à l'autonomie.

Ce projet pilote s'inscrit dans une politique de développement durable qui respecte la vocation d'une population essentiellement axée sur l'élevage et l'agriculture.

Nos différentes prospections nous ont conduit dans cette région située au Sud Est d'Agadez.  Les zones de pâturage se raréfiant, cette région est prise en étau entre d'une part les zones de culture et d'autre part le désert qui progresse.
Echkar Tagaza est un petit village (qui dépend d'Aderbissanat à 200 km de piste de là !) dans une zone particulièrement enclavée. Ce village est composé de 30 familles d’éleveurs qui ont perdu partiellement ou totalement leur cheptel suite aux sécheresses et dégâts causés par des pluies.
Ces familles, de tradition nomade, ont donc été contraintes à se sédentariser et se sont fixées autour d’un puits traditionnel foncé dans les années 1955 qui rencontre souvent des problèmes de manque d’eau et qui est utilisé à la fois par les animaux et par les humains...... La population totale du village et campement environnant est de 1200 habitants.

Une école créée en 2006-2007 est implantée dans ce village avec une classe et un logement du directeur en paillote pour un effectif d'environ 50 élèves dont 1/3 de filles.
Ces élèves ont leurs familles très mobiles qui se trouvent à 50, 80 et même 100 km de l’école et sont pris en charge provisoirement par les habitants du village (hébergement et repas). Cela pose un problème pour les enfants et leur maître.

Lorsque nous nous sommes rendus sur place en 2007 et début 2008, nous avons pu constater le dénuement total dans lequel se trouve cette population.
Nous avons donc dès l'année scolaire 2007-2008 mis en place notre projet cantine scolaire mais il s'est avéré important et évident de compléter ce projet.
Le village avait obtenu entre temps l'accord de l'État pour construire un nouveau puits et comme cela faisait doublon avec le nôtre (celui du jardin)  nous avons convenu avec le village de basculer les dépenses du puits vers de la construction (au départ on ne parlait que du logement du maître, de 2 dortoirs, d'une réserve et de latrines) puis dès le printemps 2008 a germé le projet de l'école dans son ensemble (en rajoutant la construction d'une cuisine, d'un mur d'enceinte, d'une classe en dur...)

Nous voilà devenus des bâtisseurs maintenant.......

Un projet qui est devenu fédérateur au niveau de toute l'association car que ce soit les vétérinaires, les médecins, l'agroalimentaire, l'alphabétisation toutes les commissions apportent leurs compétences au village.
A ce jour,  tout est en chantier  là-bas : le puits - depuis janvier 2008 -  est toujours en train d'être creusé  il faut qu'il atteigne 50 mètres ! Les dortoirs et logements du maître sont en train de sortir de terre, etc....... Et bonne nouvelle, l'effectif étant important (plus de 70 élèves), l'Etat a financé une classe en dur dès cette rentrée scolaire et vient de nommer début janvier un second maître. Il y a même une case de santé qui a été construite.
On sent que notre intérêt sur ce village a porté ses fruits et semble avoir créé une certaine émulation tout autour et c'est tant mieux.....
C'est ainsi que régulièrement  toutes les équipes passent par Echkar pour rendre compte, discuter, proposer leurs services.....

Croyez-moi que le jour où ils ont vu arriver pour la première fois en mars 2007 Arlette Syriès en prospection avec Ibrahim Wanaka de l'ONG AGAJI, ils étaient à mille lieues de penser que tout ceci allait suivre.....

A demain...

 

 


Silos à grains sur la route de Niamey

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Village en banco et silos à grains


Ibrahim Wanaka, entouré de Kalo Tchagban et Hamadi Moustapha Agali (à droite)


Kalo Tchagban l'homme providentiel d'Echkar


Le directeur et ses élèves
devant la nouvelle classe


le directeur de l'école d'Echkar
Mahamad Alhadji Guissa

Jeudi 29 janvier

Je vais tout de suite vous parler de l'équipe « algérienne »

Bon alors... leur petite excursion à  l'Assekrem depuis Tamanrasset s'est super bien passée, effectivement pas de connexion hier soir car la zone est très mal servie mais aujourd'hui ça continue car ils ont pris du retard et savez-vous pourquoi ?
Je vous le donne entre mille ! Une boîte de vitesse ! Et une de plus !... Décidément c'est l'année !!!
Et oui c'est celle de l'ACMAT de la MFR qui a fait des siennes !!!!!
Ah là là... ces boîtes de vitesse ce n'est plus ce que c'était...
Donc après le diagnostic de notre chef mécano Jean-Louis, il annonce qu'elle n'est pas réparable, les roulements à billes sont grippés, on ne peut rien faire...
Donc pas d'autre solution que de tracter... mais bien sûr ça prend plus de temps que prévu. Ils roulent entre 50 et 60 km à l'heure dans le meilleur des cas... donc... ceci explique cela et ils sont toujours dans une zone non desservie par les réseaux téléphonique, seul le téléphone satellitaire m'a permis de vous donner ces informations rapides.
Ils sont ce soir à 50 km d'Arak, mais malgré ces petits soucis ils profitent d'un superbe bivouac sous les étoiles ...
Je vous avoue que Jo Castell râle un peu, effectivement comme il dit : « voir le cul d'un TRM pendant tout le trajet retour, c'est pas génial... », franchement on compatit....
Je vous rassure ils me crient tous en ensemble  « et on a le moral ! »
Dès que la connexion sera établie, Laurence nous racontera leurs aventures.

Quant à toutes nos équipes qui rentraient sur Niamey ils ont fait un super voyage avec 3 4X4  certes ils étaient particulièrement serrés mais bon, ils y sont tous rentrés...  17 personnes : nos 14 convoyeurs plus 2 chauffeurs et Moussa, c'est pas mal, mais les taxis africains sont pires que ça... par rapport à eux c'est le luxe !
À 19h, l'heure à laquelle je suis arrivée à les joindre ils étaient à Dosso à 130 km de Niamey. Tout se passait très bien. Ils ont rendez-vous ce soir avec Nathalie et André pour un repas frugal à l'hôtel Matsakis et ensuite ils ont loué une petite villa grâce à Salé, notre ami bijoutier touareg qui a sa boutique à Niamey, ils y dormiront pour la nuit.
Demain c'est tourisme toute la journée à Niamey pour la majorité d'entre eux, seul Philippe aura un planning de ministre, d'ailleurs dès ce soir il a rendez-vous avec le journaliste d'Aïr Info, demain avec les autorités nigériennes et j'en passe.... Une journée plutôt remplie en perspective.....

Et enfin des nouvelles de la dernière équipe.
Arlette et Pierrette sont parties ce matin de très bonne heure d'Agadez , elles sont arrivées avec le bus de 12h à Tanout sans encombre et elles sont tout de suite parties en 4X4 pour Echkar. Elles sont accompagnées par Kalo, « l'homme providentiel d'Echkar », celui qui donne tout ce qu'il peut pour que son peuple s'en sorte !
Car si savez tout ou presque maintenant sur ce petit village au fin fond du Niger vous ne savez pas  que toutes ces réalisations que nous sommes en train de faire n'auraient pas pu voir le jour si nous n'avions pas travaillé main dans la main avec une équipe sur place et là je nommerais à nouveau Ibrahim Wanaka (secrétaire général de l'ONG AGAJI antenne d'Agadez) mais aussi Kalo Tchagban qui vit là-bas et qui a tout de suite adopté notre projet en prenant la responsabilité de la cantine et du suivi des travaux.

Hamadil Moustapha Agali et Kalo Tchagban

C'est grâce à Kalo, et l'appui d'Ibrahim, qu'est née l'école d'Echkar. C'est à l'issue d'une sensibilisation incessante de Kalo, sur la nécessité d'éduquer les enfants, que la population a accepté de se fixer dans ce coin et d'accepter l'école qui était auparavant un tabou pour ces nomades.
A partir du moment où nous avons choisi ce village, tous les deux n'ont jamais ménagés leurs efforts pour la réussite de ce projet.
Bravo à vous deux, sans oublier Hamadil Moustapha Agali, vice-maire d'Aderbissanat, qui répond toujours présent et appuie tous ces projets ainsi que le directeur de l'école Mahamad Alhadji Guissa qui apporte une aide précieuse au village. 

La mise en place de cantines scolaires dans ces secteurs difficiles est très pertinente,  nous savons par exemple qu'à Aderbissanat 2 écoles sont fermées car il n'y a pas de cantines, les enfants ne sont donc pas scolarisés et on peut craindre pour leur avenir….

Dès juin 2006, lorsque nous avons signé une convention de partenariat entre Les enfants de l'Aïr et AGAJI,  Ibrahim, qui connaît parfaitement tout le secteur, s'est mis en quête de nous aider à choisir des villages qui correspondaient à nos critères et a accepté de suivre les projets.  Deux villages ont été choisis : Echkar Tagaza au sud et un plus au nord Tarinkit qui dépend de la commune de Danat. Ce village est difficile d'accès en ce moment car les événements dans la région nous empêchent de nous y rendre, toutefois nous sommes en lien direct avec eux grâce aux comptes rendus très détaillés d'Ibrahim.
Nous avons eu heureusement le plaisir de rencontrer sur Agadez le directeur de l'école de Tarinkit, Wahé Gabdou, qui a pu descendre avec le convoi à Arlit et on a ainsi discuté avec lui sur la progression du chantier dans le village (puits, latrines, magasin de stockage), sur la dotation alimentaire,  sur l'état du troupeau et sur les problèmes qu'il rencontre.


Adam Mamadou, vice-maire de Danat
avec Philippe Gryn

Cette région de Danat, reçoit aussi une attention toute particulière de la part des commissions agroalimentaire et vétérinaire qui souhaiteraient créer une structure de transformation laitière ou fromagère pour les élevages de petits ruminants (lait de chèvre), ceci s'accompagnant de la création d'un troupeau d'une centaines de bêtes. Pour l'instant les 2 commissions préparent le projet qui est reçu très favorablement par la population, représentée par M. Adam Mamadou, Vice Maire de la Commune de Danat.  Nos commissions attendent d'avoir les autorisations pour s'y rendre et faire un état des lieux avant de commencer à le mettre en œuvre.
Vous pouvez constater que les projets ne manquent pas........

A demain,
Isabelle

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Lever du jour sur l'Assekrem


Le refuge de l'Assekrem


L'ermitage de Charles de Foucauld


L'heure de la sièste...  Devinez qui c'est ...


Paysage de dunes entre Arak et In-Salah


Les étudiants en médecine parrainés par l'association


Issyad Kato


Madame Kato et Philippe Gryn

 

Vendredi 30 janvier

Hé oui ! nous en sommes déjà à la fin de la 3e semaine ! on n'a pas vu le temps passer......Aujourd'hui on va s'attarder un peu sur l'équipe  « algérienne» car ils ont beaucoup de choses à nous dire ils ont pris du retard sur les autres....
Avant de laisser la place à Laurence, je tenais à vous dire tout d'abord que la liaison a pu se faire dans l'après midi, ce qui nous a permis de recevoir des nouvelles du 28 et du 29 mais ce soir à nouveau c'est pas la peine d'insister ! pas de réseau. Toujours grâce au téléphone satellitaire voici les nouvelles fraîches : 
Ce soir ils sont à 100 km d'El Meniaa, ils ont bien roulé malgré tout (environ 400 km) et ils comptent bien arriver à Ghardaïa demain. A 19h ils sont à l'apéro et au menu : confit avec une bonne bouteille de Jurançon... ça va pour eux.....

Nouvelles  du mercredi 28


Bonjour
Journée particulière car 4 d'entre nous se sont "échappés" dans la montagne à 82 km de TAM pour aller passer une nuit au refuge de l'Assekrem. C'est Mohamed (et non Ahmed comme dit précédemment, et comme il nous suit sur le site il m'a fait remarquer l'erreur) qui nous y a emmené dans son 4 X 4 qui en a vu d'autres !
Nous avons mis 3H30 pour parcourir les 82 km de chemins cabossés et pierreux.
Au refuge nous étions les seuls touristes. Le groupe électrogène ne fonctionnait plus en raison du gel à - 10° de la semaine dernière. C'est à la bougie et devant un feu de cheminée, assis par terre sur des coussins que nous avons pris un repas chaud. L'ambiance était un peu orientale, car la grande pièce qui sert de salon est décorée de tentures, tableaux et objets touaregs, tout cela brillait à la lueur des chandelles. L'équipe qui gère le refuge est très accueillante.
Au petit matin,à 06H30 nous sommes montés à l'ermitage du père Charles de Foucauld, environ 100m plus haut avec la lampe, pour attendre le lever du soleil sur le massif du Hoggar.
Pour ceux qui connaissent l'endroit, il est difficile de décrire ce magnifique paysage lunaire qui s'éclaire petit à petit sous nos yeux. Un des 3 frères qui demeurent là-haut pour gérer le refuge, nous a très gentiment offert du thé et sur la "terrasse" qui se trouve à mi-chemin entre l'ermitage et le refuge, nous avons longuement parlé...
Le lieu très fréquenté (environ 15000 touristes par an) reste très difficile d'accès. Certains s'y rendent en méharée (en caravane avec des chameaux) et mettent entre 5 et 7 jours.
Les familles touaregs nomades présentent dans la région, trouvent de l'aide auprès des pères de l'ermitage.
Cette présence chrétienne en pays musulman, très bien appréciée, montre que la tolérance et l'entraide entre les peuples ne sont pas que des valeurs fictives.

Nous rejoignons Yves et Jo au camping à Tam pour 12h. Ils ont fait les fées du logis en notre absence : les courses, le repas, le plein des réservoirs et ils ont invité les voisins pour le diner...Qui a dit que les hommes de plus de 60 ans étaient perdus sans leurs femmes ?
Cet après-midi nous restons au camping pour un peu de repos, sieste et lessive, avant une grosse journée de route demain. Nous essayerons de rejoindre In-Salah demain soir.

Panne du jour : aucune - les camions sont au repos
convoyeur du jour : les hommes sont au repos aussi

Nouvelles du jeudi 29

Bonjour,
Nous partons du camping ce matin à 7h00, objectif relier In-Salah ce soir. Au revoir Tamanrasset...
Un imprévu va nous retarder longuement : L'ACMAT tombe en panne. Jean-Louis pense que c'est assez grave. Après une heure et demi passée sous le véhicule le diagnostic tombe : roulement de boîte à vitesses grippé. Ce n'est pas réparable sur place.

Il va falloir remorquer jusqu'à Alger. Afin d'éviter de casser d'autres pièces, notre docteur es-poids lourds démonte les cardans de transmission, tout le monde aide pour fixer la barre d'attelage. Le TRM " mécanique ", chargé du remorquage, n'a pas intérêt à être défaillant.....
Nous voilà donc partis pour 1800 km de " petit train "... Tu vois Philippe, le convoi retour colle aussi à la tradition!

Il fait chaud, le paysage est dénué de toute végétation.
Pendant 3h, avant Arak la route est très mauvaise ; parfois inexistante. On est très secoués mais l'équipage tient le coup. Nous nos arrêtons pour le bivouac à 60 km d'Arak.

Panne du jour : Boîte à vitesse de l'ACMAT hors service... décidément ça nous poursuit cette année !


Jo Castell

Convoyeur du jour : Jo Castell, 4ème convoi.

Ancien colonel de l'armée française, baroudeur averti, il n'hésite pas à sortir un jambon du fonds de sa musette pour régaler ses troupes. Sa gentillesse et son savoir vivre font de lui un homme très précieux dans le convoi.
A demain,
Laurence sur le convoi
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Maintenant quelques informations sur nos équipes à Niamey.Tout d'abord concernant leur retour : Ils prennent tous l'avion cette nuit.
Nathalie Leneveu part à 0h40 avec Air France. L'équipe de Xavier Rousseaux rentre par Air Algérie avec un départ à 1h40. Tous les autres prennent Royal Air Maroc avec un départ à 2h40.
En gros ils vont tous arriver à Toulouse autour des 11h30.

Au-delà du marathon annoncé pour notre président, il y a 3 traditions qui sont d'usage à chaque fois que nos équipes passent par Niamey : visite à Madame Ousmane (présidente de l'ONG AGAJI), visite à nos étudiants en médecine et repas juste avant le départ chez M. Issyad Kato (ministre de l'élevage).

Philippe, avec un petit groupe, s'est donc rendu chez Madame Ousmane pour faire le point de l'avancement de nos divers projets et ensuite ils sont allés rendre visite aux étudiants en médecine que nous parrainons.
Pour ceux qui ne le savent pas la commission santé porte un beau projet depuis quelques années. Suite au constat du manque cruel de médecins dans la région d'Agadez,  nous avons mis en place un concept original afin que les futurs médecins qui suivent leur études à Niamey retournent « au pays ». Nous choisissons des élèves méritants, originaires de la région d'Agadez, qui n'ont pas les moyens  de financer des études supérieures et nous les aidons à suivre leurs études à la faculté de médecine à Niamey.  En contre-partie ils doivent revenir au moins 4 ans pratiquer leur art dans la région d'Agadez.
Actuellement ils sont 6 étudiants en médecine à Niamey et nous parrainons également une élève sage-femme sur Agadez.
Jusqu'à présent ils étaient dispersés dans la ville et les conditions de travail étaient très difficiles. Cette année universitaire nous avons décidé de les aider à louer un logement décent et proche de la faculté ; ils sont heureux et s'organisent super bien en communauté. Ils sont extraordinaires et ne se plaignent jamais, ils vivent avec le strict minimum,  quelle leçon de courage !  D'ailleurs en leur rendant visite Philippe a pu constater qu'ils dormaient sur des nattes tellement fines qu'on pourrait penser qu'ils dorment à même le béton, des matelas leur ont tout de suite été achetés...

Programme de la journée : achats des billets d'avion, visite du marché et en fin d'après-midi aller boire une bière en admirant  le coucher de soleil sur le fleuve Niger depuis la terrasse du Grand Hôtel. Magique !!!!!!!!!!!!!
Et pour parfaire le tout ils vont terminer en beauté tous ensemble chez Issyad Kato qui, traditionnellement avec son épouse, invite toutes les équipes qui rentrent de mission.
Mille mercis....

Cette nuit sur le tarmac de l'aéroport de Niamey on ne va voir que des «  Enfants de l'Aïr » !!! La commission  informatique envoie deux formateurs jusqu'au  15 février sur  Agadez :  Nahissa FONTENOT et Gilles DOYON
Et la commission santé vient d'envoyer 9 personnes pour une nouvelle mission médicale sur Tanout jusqu'au 14 février 2009 : Dr Maryse BLAISE (Chirurgien dentiste), Dr Maryse BON-MARTY (Gynécologue-obstétricien), Dr Alain SIMON (Médecin anesthésiste), Albert FOULQUIER (Infirmier de bloc), Maud DROIT (Sage-femme), Dr Louise COSTES (Chirurgien dentiste), Corinne SCHIEVENE (Logisticienne), Evelyne MAZARS (Ibode), Dr Jean THEVENOT (Chirurgien)

Je crois qu'il est  important de rappeler que notre association est uniquement composée de bénévoles et que, dans le respect de la Charte de l’association, les membres participent bénévolement et à leurs frais aux diverses missions.
C'est ainsi que les dons et adhésions que nous recevons sont exclusivement consacrées aux projets.

Quelques chiffres :

70% de la population vit avec 1euro par jour,
68% de la population est analphabète,
40% des enfants sont malnutris,
1 enfant sur 5 meurt avant l'âge de 5 ans,
l’espérance de vie est de 56 ans.
le paludisme est la 1ère cause de mortalité,
densité médicale : 1 médecin pour 50 000 habitants (en Farnce un médecin pour 300 habitants)
40 euros suffisent pour apporter un repas quotidien à un enfant durant toute son année scolaire..
700 euros : une année d’études d'un étudiant en médecine

A demain,
Isabelle


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Le camion-atelier


Pollution " plastique "


Lever de soleil derrière les dunes


Ali, le guide du convoi retour


Les hommes du convoi retour


Les premiers arrivés ce jour au hangar de l'asso

 

Samedi 31 janvier

Et voici les nouvelles du jour...

Tout d'abord en ce qui concerne nos « Algériens » que voulez-vous... on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre ! On ne peut pas être à la fois dans les dunes et avoir les réseaux téléphoniques
Ceci explique cela... donc nous avons les nouvelles en différé

Vendredi 30 janvier

Bonjour,
Nous avons dormi hier soir en plein désert à environ 250 km d'In-Salah.
Plus on remonte vers le nord, plus on ressent la fraîcheur le matin et le soir. Manches longues et même coupe-vents obligatoires.
Sans escorte, nous pouvons choisir notre lieu de bivouac. Fini les parkings et les bords de route, on pose nos camions aux pieds des dunes. On s'est fait une frayeur dans le sable mou, mais le tandem TRM-ACMAT s'en est sorti...
Notre mécano en chef, Jean-Louis, se transforme ce soir en cuisinier : soupe et confit de canard aux lentilles. Les oignons croustillent au fond du faitout... ça sent bon ! même notre guide Ali ne résiste pas.
Le soir, la nuit arrive d'un coup : à 19h on est tous à la lampe frontale.
De toute manière, fatigués par la route, à 20h30 on est couchés...
Ce matin on continue notre remontée de la RN1, en longeant le gigantesque chantier d'adduction d'eau.
"Les bases de vie" des ouvriers chinois se sont parées de décorations : lanternes rouges, drapeaux chinois et multicolores... Le nouvel an chinois n'est pas loin ! C'est presque insolite dans ces étendues désertiques algériennes de voir flotter le drapeau de la république démocratique chinoise.

Nous arrivons à In-Salah pour midi. Un petit tour à la gendarmerie, pour un tampon supplémentaire, mais on commence à s'y faire. La ville est envahie par le sable. Quelques murs extérieurs bâtis pour retenir les vents sont presque ensevelis.
Comme dans toutes les villes traversées (Algérie et Niger), partout détritus et sacs plastiques jonchent le sol. Rien n'est organisé pour l'évacuation des déchets. Tout est à ciel ouvert, avec le vent tout s'éparpille ça et là, s'accroche aux arbres, aux grillages, s'accumule dans les coins.
Pour moi qui voit ça pour la première fois, avec mon œil d'européenne sensibilisée à l'écologie et au respect de l'environnement, je trouve cela désolant. Un gros travail reste à faire auprès des habitants, mais au Niger surtout leur principale préoccupation est  de vivre au jour le jour et pour beaucoup de survivre.
L'écologie serait donc une notion de pays riche ?

Panne du jour : aucune .. en plus de l'ACMAT remorqué ça suffit quand même ! je ne vous parlerai pas de la poignée de mon lève-glace ... ridicule à côté !

A demain,
Laurence sur le convoi

Samedi 31 janvier

Bonjour
Nous quittons le bivouac de bonne heure pour arriver à Ghardaïa pas trop tard. Il faudra attendre presque 08H00 pour que le soleil sorte totalement de derrière les dunes. Les couleurs sont très belles ce matin. 
La barre de remorquage est prête à casser. A El-Meniaa, Jean-Louis et Ali notre guide partent en ville pour la faire souder. Il leur faudra 1 heure.
A la sortie d'El Meniaa des champs de blé surgissent au milieu du désert. Ce vert presque irréel contraste avec le sable roux.
Depuis notre passage à l'aller, il y a 8 jours, la pluie a fait pousser une multitude de petites fleurs violette; de loin on a l'impression de champs de lavande. mais la nature aride reprend vite le dessus, à part quelques oueds verdoyants avant Ghardaïa.

Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Jean-Louis Frayssinet, notre mécano du convoi retour, et chauffeur du TRM 8 le camion atelier.
Ce camion, véritable caverne d'Ali Baba, a été préparé avec soin par le groupe des " mécanos-logisticiens-bricoleurs ". Il a été prévu pour parer aux pannes, crevaisons, réparations en tout genre, remorquage, étamage.
Dans sa caisse, on trouve un groupe électrogène, une cuve de 2500 l de gas-oil pour assurer le plein de tous les véhicules à partir de TAM aller retour, 2 palettes de bouteilles d'eau.
On trouve bien sûr un grand nombre de pièces détachées pour TRM, disques et mécanisme d'embrayage, pneus et chambres à air, rallonges électriques, perceuse et ébarbeuse, échelle ...

Les véhicules sont soumis à rude épreuve pendant ce long voyage, et on comprend aisément que l'assistance mécanique soit un élément essentiel pour la réussite.  Nous arrivons à Ghardaïa à 16 h . 

Le convoyeur du jour :

Jean-Louis Frayssinet. 2ème convoi, et l'homme qui partage ma vie.  Passionné de mécanique, ses  " mains-outils " ont été très précieuses pour emmener les véhicules jusqu'au bout.
En plus d'accomplir une mission bénévole humanitaire, il réalise son rêve d'enfant : conduire un camion dans le désert.

A demain,
Laurence sur le convoi.

 

Nouvelles de Montauban

Quant aux autres, tout va super bien !
Tout le monde est arrivé à bon port  et ils ont même trouvé le temps de poser pour la photo de retour devant le hangar !
Ils sont juste un peu épuisés car la nuit a été longue ou courte tout dépend... Aujourd'hui, une bonne sieste s'est imposée !

À demain
Isabelle

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Les retrouvailles à l'arrivée à Toulouse-Blagnac

 

 

Dimanche 1er février

De Montauban

Bonjour,

C'est dimanche aujourd'hui, et donc jour de repos pour pas mal d'entre nous... et surtout pour tous ceux qui sont rentrés hier après 3 semaines d'aventures et de dépaysement …

une journée de transition avant de reprendre le boulot ou ses activités habituelles.

D'accord il n'y pas de décalage horaire ! mais décalage de température oui... passer de 37° à 10° voire moins ! et pour couronner l'ensemble un énorme décalage de civilisation, de vision du monde.... comme disait hier Luc de Cours : « un des gars avec qui on travaillait à Tanout m'a dit en partant : vous, vous avez la montre et nous, nous avons  le temps ….. » incroyable.... mais tellement vrai !

Alors le temps.. eh bien  nos « Algériens » le prennent !  Et ils ont bien raison !

Ils " flânent " dans le Nord-Algérien et avaient prévu de rejoindre Djelfa (*) ce soir. Malheureusement, et une nouvelle fois, les communications réseau ne passent pas.  Nous en restons donc aux nouvelles obtenues un peu plus tôt par le téléphone-satellite. Mais que l'on se rassure les deux autres boîtes de vitesses tiennent le coup et eux avec...

De toute façon ils n'embarquent que mercredi après-midi à Alger, donc, ce n'est pas la peine de se presser....

à demain,


Isabelle

(*) Djelfa doit rappeler pas mal de souvenirs à tous ceux qui faisaient partie du convoi 2006... La première nuit après le départ d'Alger, le convoi stationné sur le trottoir devant la caserne de gendarmerie, le froid glacial, et le givre sur les vitres le matin au réveil... Le souvenir du quai N° 11 était déjà loin...

 

Retour sur terre pour Xavier Rousseaux et Daniel Pradines...