12 au 18 janvier  19 au 25 janvier    26 au 1 février  2 au 7 février


première étape : Montauban - Marseille

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Ultimes consignes au hangar, avant le départ
La traversée de Corbarieu au petit jour
Derniers échanges entre Isabelle Assié, secrétaire
(à droite), et Laurence Trainini, chargée de la communication sur le convoi.


Prêts pour le grand départ...


Le camion "présidentiel" s'élance pour 3500 km de route et de pistes.

Lundi 12 janvier

Vidéo du départ 2009 - Prises de vues et montage par Albert Jouret

Bonjour à tous,

Je serai cette année la correspondante communication sur le terrain, et transmettrai à la base les informations du jour.

Le départ, est un moment particulier, mélange d'excitation et de joie pour ceux qui partent, de nostalgie pour ceux qui restent, et d'inquiétude parfois pour les familles.

Mais chaque bénévole, quel que soit son rôle cette année, est animé d'une même volonté : faire que le convoi 2009 réussisse sa mission sans encombre et que la population du Nord Niger puisse bénéficier de l'aide matérielle qu'elle attend depuis 2 ans.

C'est à 07h30, que les camions sont sortis un à un du hangar à Corbarieu, où ils ont été préparés et chargés.
Après un café et les dernières consignes du président, les 8 camions jaunes et les 2 4x4 démarrent dans le brouillard et le froid au lever du jour, vers le lieu de rassemblement, le parking de Leclerc Sapiac à Montauban.


La traditionnelle photo de groupe avant le départ

Nous nous retrouvons, véhicules et convoyeurs, stars d'un jour, sous les flashs des photographes...
C'est sur les au revoir des familles et amis que la colonne de véhicules dans un ordre impeccable démarre... 10h pétantes ! A Villefranche de Lauragais, Nathalie LENEVEU, Charlie PIZOLATTO et Pierre nous ont préparé un pique-nique "Plancha" sous le soleil.
Les sandwiches chauds sont très appréciés : Merci Charlie!

 

 



Sur l'aire de repos de Lézignan-Corbières

Après plusieurs arrêts pour réglage mécanique, le convoi arrive ... à Martigues au lieu de Lançon de Provence. Il est 19h40 et on plante la tente sur la neige ... tout va bien.
Étant donné qu'on s'est rapproché de Marseille, nous attendrons le soleil pour nous lever... super !

Les pannes du jour:
* le 4x4 d'Yves MOUISSET : resserrage de roues...
* Le TRM de Patrick HUZÉ : changement des 2 filtres à gaz oil.
* le GBC du chef Philippe GRYN : problème de charge de batterie. à suivre...

 

 


Petits problèmes de gas-oil sur le TRM de Patrick Huzé

Le convoyeur du jour: Daniel PRADINES, chef mécano, 4ème convoi toujours motivé, déjà au travail avec l'équipe dès le premier jour. A oublié de sortir à l'aire du Lauragais pour le repas de midi, et a mangé en duo avec Gérard Dusailly à l'aire des Corbières... un 4X4 est parti les ravitailler, de suite après ils ont rejoint le convoi. Sacré Daniel ...

LaurenceTrainini

 

 

 

 

 

 

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En route vers le " Danielle Casanova "

Notre parisien de service, Gérard Dusailly, sur le pont, avant le départ de Marseille


Le groupe des jeunes de la Maison Familiale d'Escatalens sur le pont

Mardi 13 janvier

Aujourd'hui mardi 13 Janvier, jour de l'embarquement sur le « Danielle Casanova », majestueux bateau de la SNCM.

Le départ est prévu à 13h pour 21 heures de traversée.
Après une nuit froide mais un réveil joyeux, nous sommes rentrés dans Marseille en mêlant sur la route nos camions jaunes et nos 4 X 4 de baroudeurs, au quotidien des Marseillais.
Le GBC " présidentiel " a décidément un problème de batterie; arrivé sur le port, impossible de le redémarrer.


Embarquement un peu plus difficile pour le GBC de Philippe Gryn et ses problèmes électriques.

Alain Chiotasso accroche les sangles à l'ACMAT conduit par Jo Castel, et Jean-Louis Frayssinet, aux commandes, redémarre le camion. Il y a très peu de monde à l'embarquement cette année et en une heure tout est fait. Les camions sont arrimés en cale.
Nous sommes tous sur le pont supérieur à 11h, profitant des rayons du soleil, tels des touristes embarquant pour une croisière.

Une réunion est quand même prévue dans l'après midi.
Le vrai travail des convoyeurs va commencer dès demain à Alger.

 

 

La panne du jour : le GBC de Philippe, problème de régulateur toujours pas réparé.

 


Patrick Huzé

Le convoyeur du jour : Patrick Huzé, dont c'est le 3ème convoi.
Chauffeur poids lourd, il fait partie de l'équipe "mécanos".
Ce qu'il préfère dans le convoi c'est l'esprit de groupe et l'aventure vécue en commun.
Ce qu'il n'aime pas c'est la neige et le froid... on lui a promis l'Afrique et hier soir c'était la Sibérie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée à proximité du quai N° 11

Moment de détente pour Arlette Syriès, Sylvie Gryn et Jo Castel en attendant le "top départ"

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Et pendant ce temps-là les jeunes de la MFR jouent au foot...

 

Mercredi 14 janvier

Et voila, ils sont arrivés à Alger !

"La traversée se déroula sans problème. Le tangage, inhabituel pour certains, ne nous a pas empêchés de passer une nuit reposante et nous arrivons en début de matinée en vue des côtes algériennes.


Rayon de soleil matinal sur le port d'Alger

La baie d'Alger est très belle, un grand nombre de porte-containers et chalutiers bordent ses côtes. Un rayon de soleil filtre dans le ciel nuageux, le pont est très venté.
Ceux qui ont vécu le convoi 2006, le premier à passer par l'Algérie, repèrent de loin le quai 11... moment de nostalgie.

A la descente du bateau, toutes les têtes se tournent sur le passage du convoi. Certains visages se reconnaissent.. le chemin est balisé, il est évident que nous sommes attendus, c'est bon signe.

A 12h30, nous ouvrons la cuisine. Sylvie Gryn et Arlette Syriès organisent un pique-nique "sous douane" sur la plateforme où les autorités nous ont regroupés.
En début d'après-midi, nous avons la visite de soutien de son Excellence Monsieur Moussa SANGARE Ambassadeur du Niger en Algérie. Très chaleureux, il restera plusieurs heures avec nous pendant que Philippe s'occupe des formalités douanières.
Puis une équipe de douaniers vient faire une visite des camions : on leur ouvre " Popotte " (Popotte c'est le camion-cuisine de l'association) et débâchons 3 TRM. Tout est OK.

17 heures le départ d'Alger

Nous obtenons nos bons de sortie à 17H.
Philippe est radieux et avec lui tout le monde ! Nous sortons de la ville avec difficulté, en raison du trafic routier important.
Nous nous dirigeons vers Blida pour le bivouac du soir.

Les pannes du jour :

l'attente sur le port a permis de faire les réparations prévues :

  • Régulateur du GBC " présidentiel " et le niveau d'huile (par Jean-Louis Frayssinet et Daniel Pradines)
  • Réglage de l'avance à injection sur le camion de Daniel Pradines et Mickaël Fontaine
  • Le clignotant du 4, camion d'André Rodolausse et Pierre Pélinard a été réparé par Florent Bourdoncle, Romain Praneuf et Alexandre Cambe. Enfin, la polyvalence étant de mise chez les mécanos, Jean-Louis et Daniel ont aussi fait de la couture... ils sont formidables !

Le convoyeur du jour :

Indiscutablement Philippe Gryn, notre président  qui en est à son 7 ème convoi. Grâce à son travail en amont avec Isabelle Assié et Francette Loupias, il a permis ce que très peu voire aucune association humanitaire n'a réussi à faire, obtenir l'autorisation de transit sur le territoire algérien, camions chargés.

Nous tenons d'ailleurs à remercier les autorités algériennes qui ont été attentives à notre demande, que ce soit les services des Douanes, des Affaires Étrangères ou de l'Intérieur.

Merci aux autorités algériennes du port pour leur disponibilité et leur efficacité.

Un merci tout particulier à Monsieur l'Ambassadeur du Niger en Algérie ; toujours à notre écoute, il nous a aidés à coordonner toutes les démarches sur le territoire algérien. Sa gentillesse et sa courtoisie deviennent légendaires auprès des Enfants de l'Aïr et nous ne le remercierons jamais assez pour son implication et sa disponibilité." Laurence

 

Son Excellence Monsieur l'ambassadeur du Niger en Algérie, avec Philippe Gryn et Yves Mouisset

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Ghardaïa


L'ACMAT dans le brouillard...
Comme à Montauban


Sur la RN1, très fréquentée, qui va nous conduire jusqu'à Tamanrasset

 

 

 

Jeudi 15 janvier

Bonjour,

On a passé la nuit sur le parking de la salle omnisports de Blida. Hier soir, selon la tradition, nous avons fait la lecture des messages des familles ou des amis envoyés sur le site ou à Charlie (« THE » webmaster). Moment très convivial.

Ce matin on quitte le bivouac à 06h45, accompagnés par l'escorte, direction Médéa.
Il fait nuit noire et très humide, les camions se mêlent au trafic matinal de la ville.
Puis le paysage devient plus montagneux mais vert. Nous traversons des villages animés, les enfants attendent le bus pour l'école, beaucoup d'hommes portent le Burnous, vêtement traditionnel : un long manteau à capuche pointue.
On peut voir ça et là des cultures de blé ou de fruitiers, ou bien des vignes en partie cultivées.
Nous passons Berrouaghia et à chaque Willaya (l'équivalent de nos préfectures) s'effectue le relais des escortes.

On plonge brusquement dans le brouillard, puis à nouveau vers Ksar el Boukhar c'est la plaine verte.

Depuis Blida, soit presque 200 km on longe sur la N1 une voie ferrée désaffectée. Vestige du passé qui nous rappelle la présence des Français lorsqu'ils l'ont installée pour parcourir le pays et acheminer les marchandises du Nord au Sud...


Déjeuner à Djelfa

Aïn Oussera: le paysage devient plus aride,des résineux, quelques troupeaux de moutons et de chèvres. Les petites villes traversées nous plongent directement en Afrique du Nord.
On arrive à Djelfa pour 12h30. Après un rapide repas pique-nique, nous repartons pour Laghouat.

En route le paysage change, il devient plus aride, il y a moins d'arbre et plus de sable et de cailloux.
Après plus de 3 heures de route nous voyons au loin les hautes torchères du complexe gazifère de la Willaya de Laghouat.
Étant donné le manque de place proposé pour passer la nuit dans le village de Beriane, nous décidons de pousser jusqu'à Gardhaia. On est tous un peu fatigués après cette longue journée.

La panne du jour :

aucune mais l'alternateur du GBC ne recharge toujours pas ses batteries, de toute façon nos super mécanos vont s'en occuper. à suivre

Le convoyeur du jour :

André Rodolausse, 2ème convoi. Il fait partie de l'équipe mécanique et logistique. Cette année son camion le TRM 4 a été baptisé le chameau en raison de la forme de son chargement : 2 énormes bosses qui en réalité sont 4 pneus de tracteur agricole recouverts de bâches. A noter: c'est le seul TRM équipé de ceintures de sécurité... pour éviter une deuxième fracture du nez après celle subie en 2006 lors d'un freinage plutôt ... brutal ! 

Une attention toute particulière aux diverses escortes algériennes qui sont vraiment très bien et particulièrement efficaces.

A demain

Laurence pour le convoi

 

 

 


Le "chameau" d'André Rodolausse

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Une ville superbe : Ghardaïa


En route pour El Meniaa


Les jeunes de la MFR en plein boulot


Faire le plein est presque un plaisir...

Vendredi 16 janvier

Bonjour

Nous quittons Ghardaïa ce matin à 08H00. le soleil se lève, il fait frais. Tout le monde est en forme.

La région est très belle et Ghardaia une ville de légende, pays des Mozabites, c'est à dire de la région du M'zab. Elle est composée de 5 villes fortifiées: El Attaf, Beni Iizguen, Bounoura, Melika et Ghardaïa.
La population est une communauté de commerçants, qui a connu beaucoup de conflits car très religieuse et pieuse ; ce sont des Ibadites, une branche de l'Islam assez rare, qu'on retrouve aussi au sultanat d'Oman et à Djerba (Tunisie). Dans certains ouvrages les Ibadites sont appelés « kharidjites blancs ... En 686, une communauté Ibadite s'installa dans le Sultanat d'Oman et au Yémen....

En route pour Hassin Fahl, la RN 1 nous conduit après Ghardaia dans une région semi-désertique. La végétation rare et éparse, sous forme d'arbustes ou de touffes d'herbe n'arrive pas à apporter de la couleur dans ce paysage ocre.
De temps en temps au loin, quelques engins de chantier témoignent d'une présence humaine dans cette zone désertique.
La RN 1 reste néanmoins assez fréquentée, par les voitures mais surtout les poids lourds. En même temps nos camions ressemblent à des fourmis jaunes dans cette immensité, qui acheminent vaillamment leur précieuse cargaison.

Au milieu de cet erg, apparaissent comme par magie des ronds verts de plusieurs hectares. Ce sont des cultures de mil qui poussent grâce à des pivots (arroseurs) alimentés par des puits.

Avant de s'arrêter pour le repas à El Meniaa, nous faisons le plein des véhicules : 13 000 dinars, soit 130 euros.. ça fait rêver ! Ici les centrales électriques fonctionnent au gaz-oil, on comprend pourquoi !

A 13h30 nous nous arrêtons pour déjeuner à EL Meniaa. Pour des raisons d'organisation d'escorte,nous allons rester ici pour le bivouac. L'après-midi sera consacrée à la révision et réparation des camions.
Certains en profitent pour partir en ballade dans les dunes derrière notre camp.

Les pannes du jour :

aucune.
Réparations: une valve sur le camion cuisine et le régulateur du GBC qui fait toujours des siennes.

Le groupe tient à remercier M. et Mme Genieys (parents de Morgan) pour avoir fait cadeau du vin de leur domaine La Fresque (Pezenas 34), très apprécié hier soir.

les convoyeurs du jour :


ce soir nous mettons à l'honneur les apprentis mécaniciens de la MFR d'Escatalens, encadrés par Xavier Rousseaux, leur formateur et par Luc Decours (ancien élève de l'école).
Mickaël Fontaine (19 ans), mécanique parcs et jardins, Alexandre Cambe (19 ans), mécanique matériel agricole, Bastien Lhérisson (20 ans), mécanique auto, Florent Bourdoncle (19 ans), mécanique matériel agricole, Romain Praneuf (20 ans), mécanique auto, Morgan Genieys (20 ans), mécanique matériel agricole.

leurs motivations : aider les populations démunies, découvrir un autre continent, une autre culture, une autre façon de vivre.

Leurs messages personnels: nos copines sont loin des yeux mais pas du coeur, gros bisous à toutes.
Bonjour Valérie, tout va bien ici... signé les élèves.

A demain, Laurence sur le convoi.

 

 

Florent Bourdoncle et Alexandre Cambe en plein travail sur le GBC

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Un feu de camp bienvenu... les soirées sont fraîches en Afrique !


Un moment très attendu et apprécié : la lecture de vos messages


Les premières crevaisons


Une descente à hauts risques après Aïn el Hadjadj


Encore une crevaison, la 2e, sur le camion "Popotte"

 

 

Samedi 17 janvier

Nous vous suggérons d'écouter le reportage et les interviews réalisés, au départ du convoi, par CFM Radio. C'est ici >>>

 

 

 

Bonjour,

Nous avons quitté le bivouac d'El Meniaa à 7h30. Il a fait beaucoup de vent toute la nuit jusqu'au matin.
Hier soir nous avons fait un vrai feu de camp, très convivial, tout le monde attend avec impatience la lecture des messages.

Aujourd'hui, la RN1 transaharienne doit nous emmener à In-Salah, à 390 Km. Ce matin le soleil levant diffuse ses rayons sur le plateau que nous traversons et les couleurs rose-oranger du paysage sont très belles ; ça et là des palmeraies témoignent de la présence d'eau.

Après 100 km environ la végétation se raréfie nettement: des cailloux, quelques pneus éclatés abandonnés et des antennes relais constituent les éléments additionnels du paysage.
Soudain, 2 camions s'arrêtent : le lit picot de Jo Castel est tombé de l'ACMAT sans qu'il s'en aperçoive ; aussitôt ramassé par le "chameau" d'André Rodolausse et Pierre Pélinard et largué dans le camion mécanique de Jean-Louis Frayssinet ; et c'est reparti !

On ne peut pas traverser cette région sans parler des mirages. A l'horizon, de grands lacs, des arbres , des troupeaux de chameaux au galop. Tout cela disparaît au fur et à mesure que l'on avance : les mirages sont réalité !

Après le poste militaire d'Aïn El Hadjadj on redescend du plateau par une route en lacet, bordée à droite par une falaise. Impressionnant mais très beau.
Le sol est à présent recouvert de cailloux noirs qui se mêlent au sable ocre.
Un gigantesque chantier d'adduction d'eau se déploie tout le long de la transaharienne. Il doit alimenter en eau potable Tamanghasset depuis le plateau d'Aïn El Hadjadj, soit près de 1000 kms.

Ce soir, bivouac à In-Salah devant la caserne de la police. On va fêter les 20 ans de Bastien !

Demain grosse journée de route, pour tenter de relier Tamanghasset le soir.

les pannes du jour:

La main d'oeuvre mécanique a été très sollicitée
2 pneus éclatés sur le camion "Popotte" ( à 50 km d'intervalle), on l'a équipé de pneus de TRM en remplacement.
1 pneu du GBC éclaté.

le convoyeur du jour :

 


Alain Chiotasso

Alain Chiotasso, 3ème convoi, chauffeur principal de notre cuisine (popotte). Il a lui- même aménagé ce camion des pompiers en véhicule pratique et malin : placards, cuisson, robinets... C'est un aide formidable pour les cantinières. D'une famille d'arboriculteurs, il a fourni le convoi en dizaines de kilos de pommes.. Merci Alain !

Tout le groupe remercie M. Moly Guillaume et toute la panetière de Villefranche-de-Rouergue où Patrick Huzé travaille pour le bon pain aveyronnais et les fouasses que nous mangeons encore tous les jours et qui sont délicieux.

 

 

A demain,


Laurence sur le convoi

 

 

 

 

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Le couchage de Jacques Maylin


Et une crevaison, une !


Le ventilateur du camion N° 6... 
ou ce qu'il en reste !


Les chèvres d'Arak, toujours aussi curieuses..

Dimanche 18 janvier

Bonjour,

On quitte IN-SALAH à 06H00. IL fait nuit noire, mais déjà 9° ... Petit déjeuner rapide car on veut essayer d'être à Tamanrasset ce soir, et il y a 13 heures de route environ.
60 km plus loin, « Popotte » continue à éclater ses pneus...L'équipe de changement des roues (Jean-Louis Frayssinet et Luc Decours) est à pied d'oeuvre tôt aujourd'hui!
Nous continuons de longer le chantier d'adduction d'eau. C'est un chantier colossal, des centaines d'hommes algériens et chinois transportent, déchargent, soudent des pipe-lines sur des dizaines et dizaines de kilomètres. Chaque tuyau est raccordé à l'autre manuellement par des équipes de soudeurs.
La transaharienne est très abîmée sur cette portion, elle est remplie de nids-de-poule, voire de nids d'autruche !
Nous sommes obligés de zigzaguer entre les trous et de rouler sur les côtés (droit ou gauche ça dépend) dans le sable ; ça bouge sacrément !
Un peu plus loin la route passe aux pieds de monts rocheux. Des acacias, assez nombreux, sont les premiers arbres depuis longtemps dans ce paysage sableux.
Nos camions jaunes roulent à vitesse soutenue, et soulèvent un nuage de poussière derrière eux..

Une panne sur le camion 6 (Patrick Huzé et Gérard Dusailly) va nous immobiliser un long moment : une pale du ventilateur s'est arrachée et a percé le radiateur. Réparation immédiate par notre mécano de choc Jean-Louis Frayssinet. Florent Bourdoncle et Daniel Pradines sont en soutien. 
40 mn seulement pour déposer, souder, ébarber et reposer. Je vous le dis nos mécanos sont formidables !


Les gorges d'Arak

A 20 kms d'ARAK, il pleut. La route se poursuit dans un canyon, paysage de far-west dans le sud-algérien.
Pause déjeuner à ARAK, où les enfants et les chèvres viennent voir de près notre convoi.
La route depuis longtemps est très mauvaise, parfois plus de bitume, parfois de la piste. Les véhicules souffrent.

Encore des crevaisons, sur le 7 de Daniel Pradines et Mickaël Fontaine et on va même changer le pneu du Toyota de l'escorte de police ...

 

Arrivée à Tamanrasset à 22h00.  Quelle journée !
Nous resterons sur place demain.

Les pannes du jour:

2 crevaisons (Popotte et le TRM de Daniel Pradines )
Un radiateur (TRM de Patrick)

Le convoyeur du jour :


Jacques Maylin

Jacques Maylin, 5ème convoi.

Coéquipier de Jo Castell sur l'ACMAT. Duo d'anciens officiers de l'armée française. Il a mis son savoir-faire au service de l'humanitaire. Charmant, galant, toujours de bonne humeur, souvent levé parmi les premiers il épate la nouvelle génération (et même les autres) en dormant dehors, empaqueté dans son sac de couchage, lampe frontale sur son bonnet. Son premier mot du matin :" bonjour mon canard ! "

 

 

 

A demain,
Laurence sur le convoi